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 la tradition picturale
Patrimoine : la tradition picturale - www.pays-montmorillonnais.fr

Dans l'Europe médiévale, on considérait les édifices religieux et civils achevés lorsqu'ils étaient peints.Des chantiers d'artistes anonymes ont sillonné les provinces et orné les surfaces murales de motifs géométriques ou d'iconographies savantes. En Poitou, et notamment en Pays Montmorillonnais, cette tradition de décor mural se perpétue au cours du Moyen Age puis au Second Empire. Sur les rives de la Gartempe, entre Saint-Savin et Saulgé, des peintures ornent les surfaces murales d'églises, de chapelles, d'oratoire et de salle du château du XIé au XIXé siècle.

Quel est le rôle de ces peintures ?

 

Au Moyen Age et aux siècles suivants ces images ont plusieurs missions : ornementation, hommage et enseignement. Dans les églises, couleurs et images sont destinées à honorer Dieu tout en servant de supports pédagogiques pour les fidèles : dogmes, histoire sainte et symboles religieux sont illustrés, déroulés sur les murs et les voûtes...

Les différentes techniques


Ces peintures ne sont pas réalisées a fresco. Cette technique exige une grande rapidité d'exécution, l'artiste doit poser les pigments sur un enduit frais (humide), le support et la couleur sécheront ensemble d'où la grande solidité de la fresque.
D'autres techniques de peintures murales dites a secco, existent depuis l'Antiquité. Dans ces différents cas, les pigments sont posés avec un liant sur un mur sec. On utilise soit un liant de lait de chaux, soit un liant de détrempe (colle animale, caséine , ouef...), soit des huiles.
Plus simples d'exécution, ces peintures murales a secco ont souvent été utilisées à l'époque gothique mais restent plus fragiles.